samedi 17 mars 2012

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Pas à pas se dénouent les certitudes. 
Et la joie nait. 
Confiance dans le jour qui va poindre. 
Parce que le ciel s’est dégagé. 
Au frémissement d’un souffle, d’une brise légère.
La rose est sans pourquoi... (Angelus Silesius)


JL




















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jeudi 15 mars 2012

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Reprendre trace. Et pour cela tirer les mots, un à un, bout à bout, jusqu’à ce que le sens lève. Jamais théorique. Jamais d’un sel tenant. Mais éclat après éclat, comme si se dégageait la symphonie sans écho : ouverte aux huit points cardinaux du monde dont la clef de voûte est à l’intérieur. Sans nulle abside, ni nef, ni chapiteaux. Mais tenue sur rien, soulevée par un immense souffle qui ne cesse d’élargir l’espace en tempête.


JL


















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mercredi 14 mars 2012





L'évasion dans son semblable,
avec d'immenses perspectives de poésie,
sera peut-être un jour possible.

René Char










L’Exode n’aura pas de cesse.
Parce que la venue du silence elle-même n’aura pas de cesse.


JL
















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mardi 13 mars 2012


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Demeurer dans ce silence, 
à tout jamais privé de mots. 
Le Poème à l’état pur !


JL
















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lundi 12 mars 2012

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Bien sûr ce n’est pas de vide dont il s’agit, mais de présence, d’Etre. 
A quoi bon atteindre cet état de silence si c’était pour se confronter au mur blanc de l’absence ?
C’est d’un contact, d’un toucher silencieux dont il est question, avec le mystère dont notre chair est tissée.


JL
















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dimanche 11 mars 2012

Qu'il nous plaise ou non d'en convenir,
nous sommes des plantes qui,
s'appuyant sur leurs racines,
doivent sortir de terre,
pour pouvoir fleurir dans l'éther,
et y porter des fruits.

Johann Peter Hebel
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Cela ne s’écrirait pas ainsi sans la pratique du silence qui précède et se poursuit dans l’acte d’écrire. 
Entre les mots le même espace qui ne cesse de grandir, entre les phrases, les paragraphes. 
Se tenir là aussi sur le bord de se taire, sans fin, juste au moment où la parole survient. 
Agilité sans défense et sans prise. 
Combat déloyal s’il en est où vous êtes toujours vaincus d’avance par cela d’autre en vous et hors de vous qui vous attendait.


JL


















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samedi 10 mars 2012

Chanter et penser sont les deux troncs voisins de l'acte poétique

Ils naissent de l'être et s'élèvent jusqu'à sa vérité.

Leur relation nous donne à méditer ce qu'Hölderlin chante des arbres de la forêt.

"Et les fûts voisins, tout le temps qu'ils sont debout, Demeurent inconnus l'un de l'autre."

Martin Heidegger
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Il faut revenir à la sensation concrète de son corps. A celle de l’esprit qui bat la chamade, n’arrivant jamais à se poser, ébouriffé de craintes, de peurs, de désirs sans cesse… 


Apaiser d’abord le corps, puis trouver pas à pas, par tâtonnement la jonction, le sourire intérieur, le cœur où s’apaisera à son tour le mental. 


Dès lors lui confier le mouvement, l’esprit vif, en alerte. Le corps devient le souple instrument qui laisse passer. 


Place au souffle, au fluide qui traverse, au silence d’une brise légère…


JL
















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vendredi 9 mars 2012

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Oui, c’est d’un exode dont il s’agit. 
A quoi bon ressasser à longueur de vie les modèles et les idéaux ? 
Encore, pour s’y conformer, faudrait-il se coltiner à la rudesse des chemins 
qui conduisent tel ou tel à cet état d’éveil qui nous éblouit. 


JL
















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jeudi 8 mars 2012

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Bien sûr il existe des exercices simples pour parvenir au silence des pensées. 
Toutes les traditions religieuses les conservent jalousement dans le trésor de leurs sagesses.
Désormais il est possible de venir y puiser allégrement. 
Sans souci de conformité avec tel ou tel dogme.
Seule la perception importe. L’éveil. 
Cela qui touche en soi, établit le contact avec la présence indicible. 
Il suffit de se laisser guider.


JL
















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mercredi 7 mars 2012

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Se tenir en arrêt, juste au bord de tomber, sans retour. 
Non que les mains des anges vous porteraient… 
Mais une incroyable confiance en cet espace en soi qui s’ouvre 
et qui n’en finit plus d’appeler.


JL
















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mardi 6 mars 2012

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Creuser cette voie. 
L’Exode n’aura pas de cesse. 
Chacun avec son maigre bagage, 
jetant tout l’inutile par-dessus bord.
Seule la voie du silence pour consigne. 


JL
















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